mardi 7 juillet 2009
Alixire parle de son exposition
Voici un interview réalisé à l'occasion de mon exposition au Musée des Beaux-Arts de Gaillac où je parle de ma démarche artistique et de l'exposition.
Alixire parle de son exposition
envoyé par alixire.
samedi 4 juillet 2009
Des nouvelles de l'expo au Musée des Beaux-Arts de Gaillac
J'ai mis un temps fou à me remettre de cette expo et j'ai un mal fou à venir raconter ici. L'un étant sûrement responsable de l'autre.
Sentiment de vide lorsque l'accrochage a été terminé, encore plus violent lorsqu'il a fallu que je retourne à Gaillac pour décrocher. Je n'avais pas vu passer les trois semaines.
Je vous avais laissé aux préparatifs, je vais donc vous faire un résumé des événements.
Nous avons commencé par l'installation fil rouge. Premier jour, le parc Foucault lieu de promenade réservés aux piétons était pour une fois envahis par les véhicules. Le week-end suivant, une foire bio s'y déroulait et les employés de mairie étaient-nombreux à installer l'électricité, l'eau et les tentes... Il y en avait une qui devait s'installer juste la ou nous ommencions. Le territoire était âprement défendu (j'exagère à peine).
Voici l'allée avant toute intervention.

Début de la manoeuvre, nous n'étions pas encore rodés.
Nous allions lentement, maladroitement. Je trouvais que ce qui était réalisé était à mille lieux de ce que j'avais imaginé. Bref, j'étais assez mécontente et surtout inquiète. Mais je continuais, je nous faisait confiance...

Lorsque nous arrivions en hauteur et que le tronc était trop large pour deux bras (la majorité d'entre eux), nous prenions chacun une échelle et nous nous passions la pelote. Nous avons, en fait assez vite pris le coup...

Quelques clous indispensables pour suivre au mieux les formes biscornues au niveau des racines. Puis, nous sommes passés aux agrafes, beaucoup plus commodes.

En haut de l'échelle sur le seul arbre mince de notre allée.

Nous avons répété ce geste de nombreuses fois aujourd'hui. Garder un espace régulier et tendre au maximum la ficelle pour qu'elle reste bien en place pendant les trois semaines que dure l'expo.
En milieu d'après-midi, j'étais tout à fait rassurée. Nous avions trouvé la meilleure manière de placer le fil et l'ensemble commençait à un peu plus ressembler à ce que j'avais projeté. Le fil est moins voyant que dans mon projet, l'installation sera plus discrète. Ce n'est pas plus mal, elle ne choque pas la vue, mais attire le regard des passants qui ont été quelques-uns à oser venir nous interroger, perplexes. Lorsque le mot "art" était lâché, ça suffisait à les rassurer...
Quelques images à la lumière du soir
Cet exercice à continué trois jours, le 30 mai, nous attaquions l'accrochage proprement dit.
J'avais commencé par la vitrine qui m'a donné du fil à retordre. J'avais essayé de fixer les toiles du fond avec du double face. Le lendemain matin, le plus grand était tombé. J'ai donc changé de technique et ça a tenu toute l'expo.
Je n'ai eu aucun mal à écrire le poème de Francis Ponge sur la vitre. J'ai même été surprise par la facilité avec laquelle j'ai réussi à écrire droit et à garder suffisamment d'espace pour ne pas avoir à resserrer les lignes du bas. Bref, j'étais contente d'avoir cette expérience de mise en page.
Le sol, jonché de photos de feuilles rendait bien et j'avais eu raison de me munir d'autant de clichés. Il fallait donner cette idée d'épaisseur.
Pendant ce temps là, David s'occupait des photos sur les murs. Je dois avouer que son expérience a fait merveille.

Ensuite, je me suis attelée à "Diaphane". Mais si, vous savez, les rideaux de tulle que j'ai eu tant de mal à assembler aux images sur transparents. David a commencé par tendre les fils de pêche juste comme il le fallait, et je suis montée sur l'escabeau pour les accrocher avec des épingles et régler leur angle et leur hauteur.


Pendant ce temps là, David s'occupait de fixer "Les Ailes du Désir" dans la Rotonde. Nous avions repéré le point d'ancrage qui était très, mais vraiment très très haut. Comme à son habitude, David a trouvé la solution.
Voici la lieu avant l'arrivée de la sculpture.
Le jour suivant, nous avons terminé la deuxième salle voûtée. Le grand panneau noir avait été peint et il avait mal vieilli. 
Nous étions allé acheter un grand morceau de tissus noir que David a tendu dessus. Il y a passé un temps fou pour le fixer le plus régulièrement possible.
Mais cela valait la peine, le résultat était bien meilleur.
Puis, ça a été le tour de la salle blanche et de l'installation vidéo. Nous avions testé la compatibilité entre le vidéo-projecteurvidéo-projecteur et le lecteur DVD et en avions profité pour nous apercevoir que le mur de plâtre ciré brillait et perturbait la vision de l'image. J'avais heureusement apporté avec moi un grand morceau de drap "au cas où". De nouveau, le voilà en train de tendre du tissus, absolument pas régulier (je ne l'avais pas acheté cher).
Puis, nous avons bricolé (enfin, surtout David) avec les moyens du bord pour placer l'image à la bonne hauteur et brancher le matériel.
Heureusement, David avait prévu un grand drap noir pour cacher tout cela...
Nous restait plus que les cadres à fixer sur les panneaux noirs. La, exercice très compliqué : fixer solidaires et parfaitement rectilignes 36 cadres pour former un carré, sans pour autant toucher au panneau. Interdiction d'utiliser autre chose que les baquettes habituelles.
J'avais commencé par les placer au sol afin de déterminer leur position exacte.
Après longue réflexion et pas mal d'hypothèses multiples, nous avons opté pour la planche de bois aux dimension légèrement inférieur à l'ensemble des cadres. J'ai tracé les emplacement, numéroté les cadres et leur destination.

Là, je me suis un peu amusée à jouer de la perspective
Une fois fixés, nous avons laissé sécher la colle avec des poids dessus, jusqu'au lendemain.
Entre temps, le parc si calme habituellement
avait connu un envahissement terrible.
La foire "bio" qui l'avait rendu méconnaissable

Vous ne trouvez pas qu'ils ont un petit coté ridicule ce triste clown et ce promeneur?
Et ces trois mille visiteurs en deux jours avaient fait de gros dégâts sur mon installation



Cinq arbres à refaire presque totalement. Je vous avoue que j'avais un peu la haine. Il nous a fallu y passer au moins 5 heures de plus...
Puis est venu l'heure des dernières finitions et du peaufinage de l'éclairage
Et enfin, l'heure du vernissage est arrivé. Je vous avoue que j'étais un peu stressée.
A 16 heures nous sommes dans les murs pour les dernières vérifications avant que sonne les 17h30. Nous y trouvons le chef du service patrimoine qui nous apprend qu'il y a une alerte météo orange, risque d'orage violent. Dans ces cas là, la municipalité ferme l'accès au parc pour éviter les accidents en cas de chute de branche.
Nous voila bien, il est impossible d'entrer dans le musée sans passer par le parc. Le chef à négocié ferme pour finalement obtenir qu'une seule petite porte reste ouverte avec interdiction de dépasser les 18h45. Et il a tenu parole !
Sur le moment, je me suis amusée de ce coup du sort. Moi qui travaille sur le rapport nature/culture (c'était la dominante de mon expo) et qui apprécie lorsque que la nature nous rappel à l'ordre (j'aime bien quand elle nous montre, à nous les hyper urbains que nous ne la dominons pas), elle me faisait le coup juste ce soir là...
Les visiteurs sont quand même venus, moins nombreux certes, mais tous (enfin, ceux qui m'ont parlé) enchantés de ce qu'ils voyaient.
Nous avons eu la série traditionnelle des discours. Le maire adjoint à la culture, qui n'y connaît rien, m'a fait la désagréable surprise d'utiliser mon cv pour meubler. J'aurais préféré de loin qu'il parle de mon travail ou qu'il ne dise rien plutôt qu'il raconte au public où j'étais né et combien j'avais d'enfants. Heureusement, le discours du chef a été sobre et bref et il a laissé la parole à David. Son discours, qui devait lui rappeler le temps où il était responsable d'un centre d'art contemporain, a été à la hauteur : passionnant et teinté d'humour.
Puis, est venu mon tour. Je n'en menais pas large, moi qui suis d'une timidité redoutable. Je crois que j'ai réussi à me soigner un peu puisque j'ai eu, par la suite, quelques compliments. Celui qui m'a le plus touché venait d'un groupe de personnes âgées, amis du musée mais pas du tout branchés art contemporain. Lorsqu'ils m'ont dit qu'ils avaient été enchanté de comprendre toutes mes explications (contrairement à beaucoup d'artistes) et que ça leur donnait envie de refaire le tour de l'expo avec un nouveau regard, j'étais surprise et enchantée. A mon récit étonné de l'anecdote, David m'a répondu que c'était mon coté pédagogue. Il a sûrement raison ...
Pour clore ce long billet, quelques photos de l'expo.

Et si vous voulez en voir plus, rendez-vous sur mon site (ici) où j'ai fait un développement spécial pour cette expo.
Bonne visite ...
vendredi 20 mars 2009
Préparatifs
Je ne sais plus si j'en ai parlé dans ces pages, mais le mercredi 3 juin 2009, vernissage de mon exposition au Musée des Beaux-Arts de Gaillac !!!
Cela peut paraître encore loin, mais je suis en plein préparatifs, organisation, construction, création, réflexion, tout cela dans le désordre.
Ce lieu à un charme fou, les salles d'exposition sont en sous-sol, les parois en brique et le plafond voûté.
Une vue du bâtiment
J'y présenterais une série de 16 photos en assez grand format (70x50cm) tirées dans les règles de l'art par un professionnel que j'ai trouvé à Nîmes. Allez, je vais leur faire un peu de publicité, la boite se nomme Argraf. J'ai été enchantée de l'accueil et de la disponibilité du responsable. Pour moi qui débute en la matière (des tirages pro), bénéficier de conseils avisés est irremplaçable.
Elles seront accrochées là, sur 2 fois 2 parois face à face, de deux des salles voûtées
Là, vous pouvez voir les filins, d'une extrême discrétion sur lesquels les photos seront accrochées.
Je prévois également, deux panneaux de 36 photos chacun, en petit format carré (16x16 cm) présentées dans des cadres blanc de 20x20 cm, placés les uns contre les autres de manière à former un grand carré. Ces 2 blocs de cadres seront placés sur deux grands panneaux noirs comme celui là. Un dans chacune des deux salles voûtées.
Sur le dernier grand panneaux noir, je compte exposer une grande photo d'une format de 80x110cm.
Voilà pour les photos.
Je prévois également deux sculptures, l'une dans une vitrine : là
L'autre accrochée comme en apesanteur dans une petite salle blanche ouverte sur trois cotés. Sur la photo, on ne voit pas les autres ouvertures, mais on peut la deviner sur une autre photo un peu plus haut. La sculpture sera comme dans un écrin.
Pour une autre petite salle, je vais créer une installation qu'il est assez difficile de décrire. Cette salle est petite, assez sombre et toute en brique. Je vais accrocher en hauteur à des filins invisibles, de fins rideaux de tulle dans lesquels j'aurais pratiqué des ouvertures où seront cousues des images de ciels imprimés sur transparents. Jouer ainsi sur la légèreté et la transparence, au niveau de la matérialité, ainsi qu'au niveau sémantique avec le voilage et le ciel devrait contraster poétiquement avec ce lieu très clos. Après, il faudra étudier l'éclairage. Mais ça, je verrais sur place avec mon metteur-en-scène formidable, David Marshall que vous devinez sur cette photo.

Une autre installation est prévue dans cette vitrine
Sur les parois verticales, je vais placer des rideaux, de tulle peut être, sur lesquels j'aurais collé des agrandissements d'arbres nus comme celui-ci.
J'ai réalisé une série de photos pour exploiter la morcéllisation du montage. Imprimées chacunes au format A4, je vais les coller en essayant de leur faire épouser les ondulations du tissus.
J'enlèverais les étagères et je joncherais le sol des vitrines d'une tapis de photos de feuilles d'automnes. Jouer ainsi du paradoxe apparent du sens des images (nature) avec le support des photos (supports manufacturés). Encore une fois, le dedans et le dehors...
Pour finir, j'écrirais sur la parois de la vitrine, ce texte qui se lira en transparence :
Le Cycle des Saisons
Las de s’être contractés tout l’hiver les arbres tout à coup se flattent d’être dupes. Ils ne peuvent plus y tenir : ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert. Ils tâchent d’aboutir à une feuillaison complète de paroles. Tant pis ! Cela s’ordonnera comme cela pourra ! Mais en réalité, cela s’ordonne ! Aucune liberté dans la feuillaison… Ils lancent, du moins le croient-ils, n’importe quelles paroles, lancent des tiges pour y suspendre encore des paroles : nos troncs, pensent-ils, sont là pour tout assumer. Ils s’efforcent à se cacher, à se confondre les uns dans les autres. Ils croient pouvoir dire tout, recouvrir entièrement le monde de paroles variées : ils ne disent que « les arbres ». Incapables même de retenir les oiseaux qui repartent d’eux, alors qu’ils se réjouissent d’avoir produit de si étranges fleurs. Toujours la même feuille, toujours le même mode de dépliement, et la même limite, toujours des feuilles symétriques à elles-mêmes, symétriquement suspendues ! Tente encore une feuille ! La même ! Encore une autre ! La même ! Rien en somme ne saurait les arrêter que soudain cette remarque : « L’on ne sort pas des arbres par des moyens d’arbres. » Une nouvelle lassitude, et un nouveau retournement moral. « Laissons tout ça jaunir, et tomber. Vienne le taciturne état, le dépouillement, l’Automne. »
Francis Ponge, Le parti pris des choses.
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Si cela fonctionne comme prévu, le mot Automne devrait être juste à la hauteur des feuilles du bas.
Puis vient la dernière installation intérieure, celle qui me demande le plus de travail.
Tout au fond, il existe une salle que j'ai surnommée la salle blanche à laquelle je trouve moins de charme et de caractère. 
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Je vais la plonger dans le noir, y placer les canapés et fauteuils que vous voyez à droite et à gauche, formant un arc de cercle face à un mur où je projetterais une vidéo que je suis en train de réaliser.
Ce n'est pas une mince affaire pour moi qui en suis encore à mes débuts dans ce médium. Entre les canapés et le mur de projection, je joncherais le sol de paille. La bande son sera composée de bruits naturels qui, associés à l'odeur de la paille devraient créer une atmosphère que je vous laisse imaginer. Le visuel, sera la répétition d'une seule et même photo de paysage gaillacois, travaillée sur photoshooooop (n'ont pas besoin de pub, eux) qui déclinera une multitude de transformations jouant en priorité sur la couleur. Je voudrais réussir à créer une narration, partant de l'image d'origine et terminant en apothéose sur un monochrome de couleur vive, avec comme un flue mouvementé de vague colorées.
Immerger le spectateur dans un champ coloré parfaitement artificiel, en opposition avec l'ambiance naturelle du son et de l'odeur, devrait créer une expérience sensorielle intéressante, vous ne croyez pas?
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Je termine la description de cette expo par le début. En effet, la première installation que découvrira le public sera à l'extérieur. 
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Imaginez les arbres en juin, avec toutes leurs frondaisons d'un vert très lumineux. Je vais entourer chaque tronc de cette allée, d'un fil rouge qu'utilisent les vignerons pour attacher les vignes. Les fils sont vendus au kilos, sans soucis aucun de la couleur, mais j'ai de la chance parce que j'ai réussi à en trouver, suffisamment j'espère, d'une belle couleur rouge.
Le rouge est important puisqu'il est la complémentaire du vert. Cet élément, très artificiel, devrait mettre en valeur la subtile originalité de la forme de chaque tronc. Ainsi, j'aimerais souligner, dans cet alignement d'arbres parfaitement artificiel, l'indépendance que garde, quoi qu'il arrive, les formes organiques de la nature. Et ça risque de transformer la perception du lieu.
ça devrait donner quelque chose comme ça :
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Le responsable du service patrimoine qui m'a commandé cette expo, a déjà réservé la nacelle pour monter si haut dans les arbres. A quatre, nous devrions ne pas mettre plus de deux jours pour réaliser l'installation.
Je suis donc actuellement en plein travail, et je ne vous étonnerais pas si je vous avoue que j'adore ça !!!
mardi 29 mai 2007
Exposition dans un jardin
Dimanche 27 mai, j'ai participé à une exposition collective dans mon village. Une journée de fête ici, ce n'est pas si courant.
Nous étions une petit dizaine à exposer nos travaux dans les jardins. La météo a bien failli tout annuler. Pluie battante la veille, grand vent et froid le matin. Heureusement, soleil l'après-midi. La pluie n'est revenue que le soir, en me laissant le temps de tout mettre à l'abri, ouf !!!!
J'avais bien préparé la communication visuelle, ancienne graphiste oblige 


J'ai bien aimé les voir ainsi installées dans la verdure. Pour "Les ailes du Désir", c'était encore plus vrai puisque c'était sa première exposition. Avec elle, je suis confrontée à un petit problème de pied ou de socle et j'ai trouvé une solution provisoire qui a eu le mérite de ne créer aucune interférence visuelle entre la pièce et ce qui l'entoure.
Je reviendrais un jour plus longuement sur le problème du socle et sur l'environnement d'une sculpture. Mais là, le jardin autour d'elles, était une bonne réponse, comme une redondance de mon travail questionnant le rapport nature/culture.
Une photo pour donner une idée de la dimension de la pièce puisqu'avec des photos, ce n'est pas facile à voir.
"Les ailes du désir" (châtaigner, 80x80 cm)
Entre les multiples conversations que j'ai pu entretenir avec les visiteurs, je n'ai pas manqué (vous me connaissez) de réaliser pas mal de photos, étudiant l'évolution de la lumière et des jeux d'ombre sur la peau des sculptures.
"Anamorphose" (châtaigner, 65x50 cm)
"Penser n'est pas jouer" (verne, 27x60 cm)
"Madame Edwarda" (pin de l'Aigoual, 54x49 cm)
"Courando" (châtaigner 40x20 cm)
"Hommage à Eduardo " (Hêtre, 35x22 cm)






































